ET SI CE QUE JE MONTRAIS AU MONDE N’ETAIT PAS VRAIMENT MOI ? (et que cela finissait par me jouer des tours)

Dans les nombreux paradoxes de notre monde moderne, on nous demande de plus en plus d’être authentique et en même temps de rentrer dans des normes, des cases.


Nous vivons dans un monde où le regard de l’autre est de plus en plus présent. Nous nous montrons sur les réseaux sociaux ; nous avons de plus en plus d’évaluations, que ce soit de notre travail, de nos posts ; nous avons des EA ; des Bilans finaux, des Bilans intermédiaires. Nous intégrons que nous avons besoin de répondre aux attentes des autres, de nos clients, de nos conjoints, voire de nos enfants pour être « le bon parent qui coche toutes les cases du manuel du bon parent ». Nous vivons dans une forme de frénésie du regard de l’autre et de l’évaluation, que ce soit pour nos « likes » ou pour nos augmentations sous conditions de critères et d’objectifs. Nous développons ainsi, naturellement, de plus en plus notre référence externe. Alors, quand le regard se montre négatif ou défaillant parce que l’évaluation est négative, nous pouvons nous sentir « nul », « vides » ou peut-être ne sachant plus qui nous sommes et ce que nous voulons, ou ce que nous valons dès que ce regard externe est défaillant ou manquant.


Suis-je devenu dépendant du regard des autres au point de ne plus savoir qui je suis ?
Tout notre travail personnel sera alors de re développer notre capacité à rentrer en référence interne :

  • connaitre nos besoins
  • qui nous sommes
  • ce qui nous caractérise
  • ce qui nous définit PROFONDEMENT.

Quitter notre costume du « Moi », de notre surface, pour rentrer chez « SOI » et montrer un « MOI » plus authentique, plus proche de notre SOI.


Notre Moi est ce que nous montrons au Monde. Notre Soi est au fond, notre personnalité la plus profonde, la plus intime. Nous avons, dans notre vie en collectif, tous besoin d’un Moi protecteur. Mais, parfois, la vie nous amène à avoir un MOI bien éloigné de notre SOI. Alors, nous pourrions rencontrer une crise d’identité. La crise d’identité se traduit par un sentiment de ne plus se connaitre soi-même vraiment, peut-être à force d’avoir tout fait pour l’autre, les autres et le regard des autres. Cela peut se traduire par un sentiment de vide qui nous bloque dans notre capacité à vivre et à rebondir aux aléas de la vie.


Il nous est possible de nous retrouver, enfouis au fond de nous-même, là où nous avons toujours été. Nous n’avons pas disparu totalement ; nous nous sommes juste tellement protégés que nous avons construit un MOI défensif


Il nous est possible de nous retrouver, tels des archéologues. Il n’est jamais trop tard pour se révéler à soi même et aux autres. Mais, comme en archéologie, plus cela sera enfoui, plus, bien sûr, cela nous demandera de la patience et du temps. Et pour autant, à chaque fois que nous révélons un peu plus de nous-même, nous nous rassemblons déjà et nous montrons déjà davantage. C’est un chemin, rempli de découvertes, de re-rencontres, qui nous solidifie, étape par étape.


Nous passons ainsi de la « confiance en MOI » -bien friable, dépendante des aléas de la vie-, à la « Confiance en SOI », qui nous structure, nous donne une colonne vertébrale et ainsi nous permet de rentrer dans notre propre PUISSANCE d’ETRE à la Vie et au Monde. Alors, tout naturellement, le MOI s’ajuste au Soi comme un gant de Soie. Nous avons enfin trouvé ce fameux alignement dont on nous parle tant aujourd’hui.

Bien à vous,


Virginie.

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