Bien sûr, nous pensons à une thérapie suite à un traumatisme, un divorce, un burn out, un décès dont nous n’arrivons pas à faire le deuil. A un événement majeur que nous n’arrivons pas à intégrer et à dépasser ; à mettre derrière nous et à clore.
Mais pas que…
Au sens plus large, nous pouvons penser à faire une thérapie dès que nous sentons, pressentons que la vie ne circule pas ou plus très bien en nous ou autour de nous ; lorsque nous n’avons pas Un évènement particulier mais des idées, des sensations diffuses qui nous taraudent, nous minent ; que nous nous sentons coincés, limités ou que nous pourrions « faire autrement », « mieux », que nous rencontrons « toujours les mêmes problèmes », « les mêmes difficultés » ou simplement que l’on se sent « anxieux alors que nous nous disons que nous ne devrions pas avec toute l’expérience professionnelle ou de la vie que nous avons ou devrions avoir » ; que « nos enfants, nos conjoints nous agacent de plus en plus » ; que nous « n’avons plus envie de voir les gens qui nous agacent de plus en plus » ; que « nous nous sentons insignifiant à côté d’eux ». Ou tout simplement parce que nous n’arrivons pas à dire ou faire ce que nous pensons ou voulons, ou à nous faire réellement comprendre des autres.
Et si tout cela était le fruit de blocages personnels, de fragilités enfouies -ou pas- qui ne demandent qu’à être reconnus et réparés.
Faire une thérapie est au fond une libération. Une libération de soi à soi pour nous permettre de rentrer, re rentrer, plus pleinement et profondément dans notre propre vie.
Un patient me partageait que grâce à son cheminement personnel, il était en train de « se laisser traverser par la vie » ; un autre d’ « oser la vie » ; de « se sentir réellement et profondément vivant ».
Faire une thérapie c’est fluidifier profondément qui je suis, avec les autres ; fluidifier ma relation à moi-même et aux autres, sans freins, sans faux semblants, sans « jouer », sans « sur jouer », « sans se sur adapter ». C’est une rencontre honnête et riche à soi-même, et, cerise sur le gâteau, aux autres aussi.
C’est au fond tout cela une thérapie.
Cela ne devrait donc pas nous faire peur.
Et pourtant parfois nous avons de l’appréhension.
Souvent je dis à mes patients, lors de notre premier rendez-vous… que le plus dur est fait… : oser prendre rendez-vous.
Lorsque nous prenons notre premier rendez-vous, c’est que nous sommes prêts, malgré nos peurs et nos craintes. Nos peurs et nos craintes sont légitimes. Nous allons nous en occuper. Elles font partie du voyage, de l’aventure. Elles ont, elles aussi, tant de choses à nous dire de riche et de constructif, contrairement à ce que nous croyons ou imaginons.
Bien à vous,
Virginie.

